Pamphlet, Maximes, Pensées, Portraits

  • Haruha akebono : « Au printemps, l'aurore. » Tous les Japonais connaissent par coeur l'ouverture du Makura no sôshi (les Notes de chevet), fleuron de la littérature ancienne dû à une dame de cour de l'an mille. Ses premières phrases évoquent un paysage en mouvement : cycle des saisons, parcours du soleil, traînées de nuages, vol de lucioles ou d'oies sauvages. La toile de fond de montagnes à la lumière changeante place d'emblée les fastes du palais de Heian-kyô (l'actuelle Kyôto), que le lecteur s'apprête à découvrir, sous le signe de la fugacité des phénomènes et de sa conséquence immédiate, le mono no aware, « la poignante mélancolie des choses ».
    Corinne Atlan

    « Choses qui rendent heureux », « Choses qui égayent le coeur », « Choses qui ont une grâce raffinée », « Choses impatientantes », « Choses qui ne font que passer »... Par listes délicates et perçantes, Sei Shônagon saisit, attentive à leur impermanence, l'essence poétique des êtres et des choses.

  • Le monde à la lettre, par Olivier de Kersauson.Tour à tour poète, critique, humoriste, moraliste, il passe au crible notre époque et ses moeurs, son enfance, ses désirs et ses rêves, en essayiste et en conteur. Ses propos inédits sur un monde disparu forment ensemble un portrait et dessinent la philosophie d'un aventurier, libre dans tous les sens du terme.

  • À travers cet entretien aussi loyal qu'approfondi qui aborde l'oeuvre sur un mode thématique, le lecteur revisitera l'univers des fictions de Paul Auster dont il découvrira des aspects inédits ou encore insuffisamment identifiés. Il s'agit là d'un dialogue ouvert, d'une oeuvre collaborative dans laquelle Paul Auster s'est investi de manière authentique, notamment pour rester fidèle à l'ADN si spécifique de ses romans, dont chacun constitue un voyage en terres inconnues - pour lui-même, comme pour le lecteur. Un ouvrage indispensable pour les nombreux lecteurs que son oeuvre d'exception a valu au grand écrivain américain.

  • « Ce coquillage que je tiens et retourne entre mes doigts, et qui m'offre un développement combiné des thèmes simples de l'hélice et de la spire, m'engage, d'autre part, dans un étonnement et une attention qui produisent ce qu'ils peuvent : remarques et précisions tout extérieures, questions naïves, comparaisons "poétiques", imprudentes "théories" à l'état naissant... Et je me sens l'esprit vaguement pressentir tout le trésor infus des réponses qui s'ébauchent en moi devant une chose qui m'arrête et qui m'interroge... »

    Qu'il évoque un coquillage aux formes fascinantes, le phénomène du rêve ou celui des mythes, Paul Valéry pense et déplie, dans ce triptyque sensible, « une poésie des merveilles et des émotions de l'intellect ».

  • Lorsque il publie ce pamphlet (1959) sous le pseudonyme de Libero Poverelli, Giorgio Voghera est encore employé dans une grande compagnie d'assurance, la RAS.
    Entre ironie et faux cynisme, il analyse la mutation, dans les années d'après-guerre, du management des grandes entreprises et administrations : concentration du pouvoir, déresponsabilisation et désolidarisation des employés...
    Un système vertical où se perdent connaissances et capacités décisionnelles, les plus haut placés étant submergés par un sentiment d'incompétence tandis que les subordonnés sont réduits au rôle de courtisan.
    Le dénouement, corrosif, réglera définitivement la question posée par ce texte mordant : "Pourquoi vouloir faire carrière ?"

    Giorgio Voghera, né à Trieste en 1908 et mort dans cette même ville en 1999, est un écrivain, essayiste et journaliste italien. Il a passé ses jeunes années dans la communauté juive de Trieste. Après la promulgation des lois racialistes, en 1938, il se réfugie en Palestine. Après son retour en Italie, il s'est lié à d'autres auteurs tels que Umberto Saba, Virgilio Giotti ou encore Roberto Bazlen. Son texte principal est Il Segreto, un roman qui avait été publié tout d'abord de manière anonyme.

  • Chroniques d'un dilettante Nouv.

    Pourquoi Dilettante?
    Parce que c'est le résumé de ma vie.
    Grâce à cette façon d'envisager l'existence, je me suis attaché à beaucoup de gens au hasard des rencontres- femmes ou hommes, peu importe.
    Et c'est avec un bonheur dont je leur sais gré à jamais que je raconte dans ce recueil comment les gens que j'ai croisés restent les seules joies qui valaient vraiment la peine.

  • « Matin de printemps -
    mon ombre aussi
    déborde de vie ! »

    Bashô, Buson, Issa, Chiyo-ni, Ryôkan, Shiki, Sôseki... Autant de grandes plumes japonaises réunies dans ce recueil de haikus. Un recueil où éclosent, dans la brièveté d'usage de cette forme, quelques superbes épiphanies propres aux deux belles saisons : le printemps et l'été.

    Plus de 200 poèmes-tableaux, où se croisent, aux lisières de l'invisible, cerisiers en fleur, nuits d'été et autres pluies printanières.

  • Pensées et anecdotes Nouv.

    Personnage incontournable de notre héritage intellectuel et artistique, figure presque nietzschéenne avant l'heure, Diogène prône et pratique le renversement de toutes les valeurs. C'est un être unique que nous rencontrons ici, appliquant d'abord à lui-même ses idées décapantes sur le pouvoir, la liberté, le plaisir, la servitude, l'amitié, les animaux, l'éducation ou la sexualité ; un homme bien souvent incompris, aux reparties cinglantes, menant seul au nom de la vertu un véritable combat, armé d'un rire dévastateur qui mérite toujours d'être entendu.

  • Cet entretien se déroule à Saint-Paul-de-Vence, un mois avant le décès de James Baldwin.Quincy Troupe connaissait l'état avancé du cancer de son ami. Ils échangent sur Miles Davis pour qui James Baldwin éprouvait un sentiment de fraternité, sur le travail de LeRoi Jones, Toni Morrison et Ralph Ellison, et sur la façon dont la France et l'Europe le regardent. Ici, il n'est plus un Nègre. Quincy Troupe donne à lire, peut-être mieux que quiconque, l'intégrité, l'éthique que James Baldwin a, en partie, forgées dans l'écriture, instrument s'il en est, de transformation de la colère en pensée.
    « Il espérait que les écrivains continueraient à être les témoins de notre temps et à dénoncer la tyrannie individuelle et institutionnelle (...). Il a raison, bien sûr - au sujet du racisme, de la violence, de l'indifférence cynique de nos sociétés modernes et, plus que tout, des valeurs contemporaines qui dominent l'Amérique actuelle. »

  • "Est criminel tout ce qui a pour effet de déraciner un être humain ou d'empêcher qu'il ne prenne racine."

    1942. Résistante, Simone Weil est à Londres, rédactrice au service de la "France Libre". C'est alors qu'elle écrit, pour l'après-guerre, plusieurs textes ayant vocation à préparer la refondation du pays.
    Parmi eux, Étude pour une déclaration des obligations envers l'être humain et Luttons-nous pour la justice ? Suivra, au début de l'année suivante, La personne et le sacré. Trois textes que guident, phares en ces temps sombres, les idées de consentement, de beauté et de communauté humaine.

    Un triptyque tout entier imbriqué à la grande oeuvre tardive et inachevée de Simone Weil : L'enracinement.

  • "Relever le lustre et le privilège des dames, opprimés par la tyrannie des hommes, de les combattre plutôt par eux-mêmes, c'est-à-dire par les sentences des plus illustres esprits de leur sexe profanes et saints, et par l'autorité même de Dieu", voilà résumée en partie l'ambition de Marie de Gournay (1565-1645). Car, si elle défend la position des femmes, qu'elle veut à l'égal des hommes, et si elle réclame pour elles un accès au savoir et aux débats intellectuels, elle dénonce aussi la superficialité de la haute société qui l'entoure. "Fille d'alliance" de Montaigne et éditrice de ses Essais, Marie de Gournay puise, chez les Anciens comme chez ses contemporains, son inspiration pour de nouveaux modèles de moralité.

    Un plaidoyer humaniste en faveur de l'éducation des femmes placé au coeur d'une profonde réflexion et d'une indéniable vocation pédagogique consacrées à la moralisation de la société.

  • "Par amour des mots, on sème tant, que la récolte livre parfois quelques pensées fugaces.

    C'est donc le fruit de cette cueillette que je vous propose ici, en ouvrant le bal par l'exercice de la dédicace. Mais comme il me fallait choisir celui ou celle que je souhaitais honorer de cette tradition littéraire, j'ai choisi de ne pas choisir...

    C'est ainsi que je dédie ce livre « au Goncourt qui ne l'aura pas, et réciproquement », mais aussi « à Einstein, qui m'a appris à relativiser », « au pain perdu et au plaisir retrouvé », ou encore à ces autres, couchés sur papier au « hasard du je et de l'amour ».

    En fait, cet ouvrage est dédié à vous. Emois...

    Après ces hommages aux intérêts divers, je me suis laissé aller à quelques pensées vagabondes. C'est donc la tête dans les étoiles, que mes idées passaient de lune à l'autre. De ces philosophes qui en font parfois tout une Montaigne, aux femmes à ventre dont je loue le courage en passant par l'histoire d'avant et Ève, ou de Molière, magnifique comédien, qui pourtant n'eut jamais de Molière.

    Ivre de mots, je vous invite à partager ces quelques vers.

    Qui mime me suive..."

  • Comment expliquer que le mouvement des droits civiques ait permis l'élection de Reagan qui le condamnait, que Trump ait succédé à Obama ? Pourquoi l'Amérique ne cesse de se répéter dans son récit ? C'est ce qu'Eddie Glaude a voulu comprendre en se plongeant dans l'oeuvre de James Baldwin, qui n'avait cessé de croire en des jours meilleurs malgré sa colère.
    Du meurtre de Martin Luther King au mouvement Black Lives Matter, Eddie Glaude raconte la lutte des Noirs aux États-Unis sans dissimuler la cruauté ni les manquements du pays, sans diaboliser ni aduler ses protagonistes. Chacun doit pouvoir, qu'il soit noir ou blanc, se libérer de ces récits mensongers, sources de confusion et de souffrance, et cheminer vers sa liberté car le récit personnel est toujours intimement lié au récit national.
    Une nouvelle occasion se présente aujourd'hui pour retourner aux fondements de l'égalité. Mais aura-t-on le courage de nom- mer les faits dans leur complexité ? Chacun endossera-t-il ses responsabilités ?
    Classé numéro 5 des meilleures ventes du New York Times, nommé meilleur livre de l'année par Time, The Washington Post et Chicago Tribune, Ici recommence l'Amérique. Conseils de James Baldwin à suivre d'urgence a remporté le Stowe Prize 2021 et a été finaliste du Goddard Riverside Stephan Russo Book Prize for Social Justice.

  • « J'ai intégré la notion de surprise, d'accident - je préfère ce mot - dans ma propre création. Je le répète, ainsi, la fin de l'humanité s'installe en moi comme une intuition du présent. » Enki Bilal pense que l'Homme est l'accident le plus tragique qui ne soit jamais arrivé à notre planète Terre. La destruction écologique semble inévitable et, avec elle, c'est l'extinction de notre espèce qui est en jeu à brève échéance. Cette intuition et cette angoisse, l'artiste les a transformées pour créer un univers foisonnant, onirique et déglingué qui a marqué des générations entières. Mais cette fois, Enki Bilal ne prend pas le crayon ou le pinceau, il déploie sa vision du monde par les mots. Interrogé par Adrien Rivierre sur les sujets brûlants de notre époque, il se confie sans concession, avec une liberté rare et une lucidité qui bat en brèche la bien-pensance. Il n'est plus seulement un artiste de l'imaginaire, mais aussi un lanceur d'alerte qui semble, mieux que quiconque, sentir et ressentir le monde qui vient. Tout sauf une incitation au fatalisme, son propos résonne comme un appel à se réveiller, vite, pour éviter le pire.

  • « L'histoire d'un ruisseau, même de celui qui naît et se perd dans la mousse, est l'histoire de l'infini. »

    « La source », « Le torrent de la montagne », « Les rives et les îlots », « Le cycle des eaux »... De chapitre en chapitre, suivant « les sinuosités et les remous » d'un ruisseau, depuis le ru jusqu'à la mer, Reclus ouvre le précis de géographie et le métamorphose, au fil de l'eau, en un singulier écrit d'écologie poétique.

    Dans cette édition abrégée, se trouvent dix fragments d'une seule histoire : celle de l'Histoire d'un ruisseau d'Élisée Reclus (1830-1905), géographe arpenteur, communard exilé et figure pionnière d'une pensée écologique où se confondent connaissance de la nature et quête ardente de la liberté.

  • « La montagne est devenue mon véritable topos : je m'y sens à l'aise et parfaitement libre, ce qui est paradoxal, car c'est par nature un monde de contraintes. Je m'y sens chez moi et, qui plus est, en sécurité, ce qui constitue un autre paradoxe. »

    Depuis un séjour à Chamonix, à vingt ans, où il a ressenti « l'aspiration par le mouvement vertical des cimes » chère à Gaston Bachelard, Étienne Klein nourrit une passion profonde pour la montagne. De la Corse à l'Annapurna, en passant par le Hoggar et les Alpes, il a pratiqué randonnée, alpinisme et, depuis quelques années, s'adonne au trail. Espace de beauté et de liberté, la montagne est pour lui un révélateur des êtres, de l'amitié et de la solidarité.
    Les questions jaillissent alors chez l'homme de sciences : quelles sont les ressources du corps, quels sont ses liens avec l'esprit ? Gravir les parois est une manière d'étudier une notion physique, mais aussi métaphysique : le vide.

  • Genre littéraire initialement associé à l'oraison funèbre, l'éloge n'est ici dédié à Rien. Oui bien est-il rédigé pour Rien. Ne glorifiant que le Rien, cet ouvrage défie le ton grave et solennel, cultive à plaisir les paradoxes. En ne chantant les louanges de Rien, l'auteur célèbre tout et Rien. Ce panégyrique pour le moins flatteur à l'adresse du vide et de l'absence offre l'occasion d'un morceau remarquable de rhétorique : Rien est la plus belle des oeuvres poétiques, parce qu'est-ce qui est plus beau que l'Iliade ? Rien. Saisissant éloge du néant, réflexion métaphysique digne des plus grands philosophes pessimistes, déconstruction de la logique dans la lignée d'Agrippa et de Rabelais, Éloge de rien s'ouvre sur une dédicace sarcastique À Personne, petit chef d'oeuvre d'humour noir.

    L'Éloge de rien a paru anonymement, mais on sait qu'il est l'oeuvre d'un certain Louis Coquelet, né à Péronne en 1676 et mort à Paris en 1754. On lui doit également un Éloge de quelque chose dédié à quelqu'un, une Critique de la charlatanerie, un Éloge de la goutte et un autre des Femmes méchantes.

  • Inédit en français, "Aphorismes et définitions" dévoile une facette moins connu d'un des plus grands auteurs espagnole du vingtième siècle.

  • Né à Dublin en 1854, Oscar Wilde, esthète et dandy à l'esprit brillant, est l'auteur notamment du Portrait de Dorian Gray.
    Il meurt en 1900, déchu et ruiné, à Paris.
     
    Ses Aphorismes, joyeusement cyniques, disent tous les paradoxes d'un auteur de génie qui n'a rien perdu de son caractère scandaleux.
     
    « Une seule chose au monde est pire que de savoir qu'on parle de vous, savoir qu'on ne parle pas de vous. »

  • Écrit en 1939, à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, Cicéron occupe une place très importante dans l'oeuvre de Stefan Zweig. Dans ce récit, resté inédit en allemand et en français durant plusieurs décennies, l'écrivain autrichien évoque les combats, en vain, du célèbre auteur romain durant les dernières années de sa vie pour sauver la République face à l'avènement de la dictature. Au croisement de la nouvelle et de la biographie, se dessine en filigrane l'histoire de Zweig. Sous sa plume, Cicéron devient le symbole universel de la lutte de l'humanisme contre la dictature, et des multiples formes de résistance que l'homme de lettres - par l'esprit, la parole et la plume - peut opposer à la violence du pouvoir.

  • Le Tao-t king, "livre sacré de la Voie et de la Vertu", texte fondateur du taoïsme, réconcilie les deux principes universels opposés : le yin, principe féminin, lunaire, froid, obscur, qui représente la passivité, et le yang, principe masculin, qui représente l'énergie solaire, la lumière, la chaleur, le positif. De leur équilibre et de leur alternance naissent tous les phénomènes de la nature, régis par un principe suprême, le Tao.

    Didier Sandre interprète avec quiétude, détachement et sobriété toutes les vertus du taoïsme ce texte fondateur de la sagesse et de l'élévation orientales.

  • Un soleil nouveau s'est levé sur la France. Est-ce Austerlitz  ? Ou bien le sacre  ? Au printemps de l'an de grâce 2017, Emmanuel le Magnifique est entré dans l'histoire, costume de banquier et sceptre à la main  : jeune prince à la voix grêle, aux régiments start-up, annonçant un monde rénové. Fini, les rois fainéants  ! Adieu, les rois chevelus  ! Aux oubliettes, François le Petit, gaffeur, trempé, roi de la parlotte à l'embonpoint d'employé modèle. Aux barbaresques, Nicolas le Flambard, et son cortège d'embrouilles à talonnettes  !
    Après le dernier règne socialiste, voici la nouvelle saison du Royaume made in France  : inattendue, pleine d'espoirs, impérieuse. Make France great again  ! Dans le temps nouveau, Arcole est sur le câble, et les ennemis se nomment Plenel et Bourdin, non Mélenchon et Olivier Faure...
    Entre House of cards et Game of thrones, voici la chronique facétieuse, attendue, hilarante, d'un règne si neuf qu'il ressemble au précédent. Petit guépard deviendra peluche  ?
    Chaque président espère sa chronique par notre grognard de la littérature  : Voici le président servi  !

  • « Un buddha ancien dit : "Avec le temps, je m'élève plus haut que les cimes des monts ; avec le temps, je descends plus profond que les fonds des mers. Avec le temps, je prends l'aspect de l'esprit guerrier ; avec le temps, je revêts le corps doré de seize pieds. Avec le temps, je me fais bâton ou balayette ; avec le temps, je deviens pilier ou lanterne. Avec le temps, je me confonds avec toute personne ordinaire ; avec le temps, je me fais un avec l'étendue terrestre et la voûte du ciel." Ce que j'appelle "le temps d'une présence" veut dire que la présence participe du temps et que le temps participe de la présence. »

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